LE REVERSE MENTORING: POURQUOI? COMMENT?

écrit par Nicolas LEGROS

Comment acculturer votre organisation au Digital ?
De multiples solutions de Digital Learning (webinars, serious games, masterclass…) permettent déjà de passer d’une formation traditionnelle à un modèle plus social et collaboratif.
Le Reverse Mentoring, dispositif facilitant un partage intergénérationnel de point de vue en entreprise, vient ajouter deux caractéristiques nouvelles : l’humain et la personnalisation.
Le principe : Un dirigeant expérimenté (mentoré) est « coaché » par un jeune collaborateur (mentor)  sur des sujets aussi vastes que la maîtrise des réseaux sociaux, l’évolution des business model, ou le big data… Un échange entre pairs contextualisé !

 

 

1. LES BÉNÉFICES

Acculturer les dirigeants
La transformation digitale confronte les entreprises à des environnements extrêmement mouvants et incertains. Il est parfois difficile d’appréhender les ressorts multidimensionnels de ces évolutions et les nouvelles tendances qui émergent.
Un projet de Reverse Mentoring est le moyen pour le cadres :
– D’être sensibilisés aux concepts du monde digital, à travers des temps d’échange et de mise en pratique.
– D’obtenir un regard externe sur le fonctionnement de l’organisation
Le mentoré a donc enfin l’opportunité de poser les questions qu’il n’osait plus poser, et obtient des informations de première main, loin du jargon impersonnel d’une formation traditionnelle.

Identifier et valoriser les pépites de l’organisation
Un projet de Reverse Mentoring peut être un moyen d’identifier des collaborateurs à potentiel dont certaines compétences sont inexploitées. Ces collaborateurs peuvent à terme devenir de véritables ambassadeurs, courroi de transmission indispensable entre la vision portée par la gouvernance et les opérationnels.
Les mentors sélectionnés :
– Développent, à travers ce projet des compétences digitales (hard skills) et comportementales (soft skills)
– Obtiennent de la visibilité et se constituent un réseau interne important pour la suite de leurs carrières dans l’entreprise.

Eviter une fracture numérique et sociale dans l’entreprise
Loin d’une formation traditionnelle, un projet de Reverse Mentoring s’apparente plutôt à un échange constructif entre mentor et mentoré.  La création de binôme permet de jeter des ponts entre hiérarchie et génération.
Le mentor partage, de son côté, sa vision des changement sociétaux, ainsi que les nouveaux usages digitaux qu’il pratiquent quotidiennement.
Les top managers , partagent, quant à eux, leur expérience et leur vision de l’organisation.

Favoriser la transversalité et l’aplatissement de l’organisation
En lançant un projet de Reverse Mentoring, vous contribuez à faire évoluer la culture de votre entreprise en envoyant un message fort : chaque collaborateur, quelque-soit sa position dans l’organisation, peut amener de la valeur à ses pairs.
Cette approche valorise donc la responsabilité des individus et favorise le principe de subsidiarité.

 

 2. LES FACTEURS CLÉS DE SUCCÈS

Identifier les binômes mentors-mentorés gagnants !
Pour réussir un projet de Reverse Mentoring, il est nécessaire d’identifier les bons mentors : volontaire, curieux, adepte des outils digitaux, pédagogue. L’enjeu est donc d’identifier ces moutons à cinq pattes sans créer de la frustration parmi les candidats non retenus. Il s’agira ensuite d’associer les mentors et mentorés pour créer des binômes gagnants en tenant compte de la personnalité et en évitant tout rapport hiérarchique direct.

Former les mentors sur le fond et la forme
Les mentors ont souvent les usages digitaux bien en main grâce aux outils et services qu’ils utilisent au quotidien, mais leurs connaissances ne sont pas toujours structurées. Or être mentor, c’est savoir enseigner !
Ils doivent donc apprendre à prendre du recul, exprimer des idées plus ou moins complexes…Un travail qui leurs permettront de facto d’améliorer leur compréhension du processus de transformation digitale.

Définir les règles du jeu
Pour qu’un projet de Reverse Mentoring soit couronné de succès, il est nécessaire que chaque partie prenante comprennent bien ce que lui apporte cet échange. Le mentor monte en compétences tout comme le mentoré, à partir du moment où chacun fait preuve d’ouverture d’esprit.
Selon la culture de l’organisation, une charte de mentoring définissant les obligations côté mentor et mentoré, les règles de discrétion, et de confidentialité peut être définie.

Créer et animer une communauté de mentors
Au-delà du soutien que des coachs peuvent apporter aux mentors, il peut être intéressant de constituer une communauté virtuelle entre mentorés favorisant le partage de bonnes pratiques, les retours d’expérience.

Alors prêt pour l’aventure ! Partageons ensemble autour de cette approche !